mardi 8 novembre 2016

LA VIE PARISIENNE LA VIE ELECTRIQUE

Un des avantages premiers du chômage, c'est que l'on peut se promener nez au vent et à l'allure que l'on souhaite. Pas besoin de prendre le métro. Pas besoin de presser le pas. Pas besoin d'aller droit au but. On peut traîner dans des rues sans intérêt, regarder les façades entre les boutiques et les restaurants. Lever les yeux au ciel et remarquer les balcons fleuris et les terrasses cachées.
En cela, revenir à Paris en tant que chômeuse reste un vrai plaisir. Sans parler de l'accès gratuit aux expos.

La carte blanche à Tino Sehgal au Palais de Tokyo était vraiment chouette. Par exemple, si j'étais artiste, je crois que j'aurais aimé faire ça. Il parait qu'il ne faut pas trop en dire, et c'est vrai. Mais comme ici c'est un blog oublié, je ne risque pas de spoiler qui que ce soit.
Ce qui m'a touchée, c'est cette sensation de faire partie d'une conscience collective. Les réponses aux questions qu'on m'a posées ont pris sens dans la suite de l'expo. On était sur la même longueur d'onde avec Tino : lien social, partage d'expériences vitales, nature qui reprend ses droits.
Ou alors moi j'y ai vu ça parce que c'est ce qui me travaille, et que chaque visiteur a trouvé écho à ses interrogations profondes ?
Echo aussi avec les autres expos visitées : Urbex au siège du PCF (la nature qui reprend ses droits, donc), Charles Burns à la galerie Martel (je ne suis pas trop trop fan de Burns, si ce n'est de son dessin retro propret/crado) qui nous a permis d'assister (METAAAA!) à une scène de ménage tout en retenue (les rapports homme-femme), la peinture américaine des années 30 à l'Orangerie (dépression).

Paris c'est aussi un pan de ma vie semi-oublié, vivace dans certains quartiers, sensible à l'estomac, timide dans les relations. Mais là, revoir Igor, c'était vraiment chouette. J'ai l'impression de me diffracter en un nombre incalculable de facettes, de me refléter dans toute une galerie de personnes, semblables et différentes de moi, mais quand je suis près de lui ou près d'elle, l'écho résonne et rebondit. Tu le sens aussi ?

Pourtant il parait que je ne suis pas celle que vous croyez. Que je suis plus intelligente qu'il n'y parait. Dois-je bien le prendre ? Dois-je arrêter de porter du léopard ?

C'est décousu comme post, c'est le prix pour s'y remettre. En douceur. J'ai tellement de choses à dire, et encore plus de choses à vivre. Alors ça (re)viendra petit à petit.

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